
Clap de fin pour la carrière de Benoît Cohen. La faute à « un manque de soutien », juge-t-il, notamment financier de la part de la municipalité de Valenciennes.
Avec des temps de 7,34 minutes (enregistré en janvier 2012 à Dunkerque) et de 7,33 minutes passés sous l'eau sans respirer (Open international de Namur en mars 2012), Benoît Conem est donc resté le meilleur apnéiste national de l'année (sur 600 performances françaises enregistrées ces douze derniers mois). Et ce, bien qu'ayant arrêté la compétition très tôt l'année dernière. « Malgré mon arrêt, je restais attentif à ce classement, c'est une grande satisfaction de rester, comme en 2011, le meilleur Français dans ma discipline », dit-il avec une certaine « amertume ».
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On ne comprend toujours pas le fait qu'on puisse favoriser des associations qui ne rapportent pas de résultats au détriment d'autres sportifs qui donnent chaque année le meilleur d'eux-mêmes |
« Nous représentions la ville au plus haut niveau mondial (ndlr, Benoît Conem faisait partie du Top 10 mondial), mais nous n'avions pas de reconnaissance. On ne comprend toujours pas le fait qu'on puisse favoriser des associations qui ne rapportent pas de résultats au détriment d'autres sportifs qui donnent chaque année le meilleur d'eux-mêmes (…) La reconnaissance, nous l'avons auprès des gens que nous sommes amenés à croiser mais pas auprès des décideurs. Les gens sont surpris, déçus de nous voir arrêter. C'est regrettable mais c'est comme ça », regrette-t-il encore.
Aujourd'hui, s'il ne « ferme pas » la porte à un retour à la compétition dans sa discipline de prédilection, Benoît Conem a cependant décidé de se lancer « dans une nouvelle aventure », à savoir le cyclisme sur route.
Benoît Conem dit tout dans son intégralité dans l'Observateur du Valenciennois du 4 janvier 2013.


















