Des ruches en plein centre ville ? L'idée est originale et c'est pour bientôt. Des abeilles vont être logées sur les toits valenciennois. L'objectif est environnemental.
Côté terroir, Valenciennes avait déjà le vin du Vignoble ou encore la fameuse langue Lucullus. Elle aura désormais sa gelée royale des Dentellières.
Une grande première dans l'arrondissement : des ruches vont être disposées en plein centre ville, sur les toits des immeubles, des entreprises, des administrations ou dans les jardins publics. La décision a été annoncée mardi 2 février, lors d'une conférence d'information sur les abeilles en milieu urbain, à l'hôtel de ville, et organisée par la municipalité.
Objectif de cette petite révolution : maintenir tout un écosystème. Les abeilles sont responsables de 80% de la pollinisation des plantes, «la mouche à miel» est essentielle à notre environnement.
Et ces petits insectes producteurs de cire et de miel sont quelque peu malmenés. « Les abeilles se font de plus en plus rares», a averti le conférencier Alain Villain, petits-fils d'apiculteur et apiculteur à ses heures perdues. Egalement conseiller technique auprès du conseil régional, et président de l'association «Escaut vivant», Alain Villain en connaît un rayon sur le sujet. Il est venu faire partager sa passion, son expérience et ses connaissances techniques du milieu apicole.
Organisation des ruches, bienfaits du miel, de la gelée royale et de la propolis (substances résineuses transformées par les abeilles) pour la santé,... il a transmis à l'assemblée ses secrets de connaisseur.
L'apiculteur a rappelé que des ruches ont déjà été installées dans des villes françaises, à l'image de Paris, depuis plusieurs années, ou encore de Lille, où un conseiller municipal est même en charge de l'apiculture urbaine.
Le «miel de ville ou miel béton», ainsi dénommé, va donc faire son apparition à Valenciennes, sans danger pour les riverains, bien sûr. Mais attention, pas d'invasion pour autant, la mesure sera progressive : deux ruches vont prochainement être installées sur des terrasses entièrement végétalisées, situées entre les rues de Famars et Sainte-Catherine.
Retrouvez la suite de cet article dans notre édition papier du 5 février