Saint-Amand : La route de Condé, l'endroit de tous les dangers

Pour s'adapter à la situation et parer à tous les dangers, Laurent Holy met depuis 5 ans, un cadenas sur son portail afin d'empêcher sa fille de sortir sans l'avoir prévenu.
Confrontés à la vitesse excessive des véhicules qui circulent au quotidien dans leur rue, ces habitants n'en peuvent plus et souhaitent que les lieux soient sécurisés.
Le casse-tête par excellence. Alors que certains habitants de Saint-Amand ne supportent plus la présence de ralentisseurs pour automobiles dans leurs rues (Lire l'Observateur du 29 janvier 2010), d'autres donneraient tout pour en avoir. C'est le cas des habitants de la route de Condé, et notamment de Laurent Holy, un père de famille qui ne cache pas ses positions politiques, clairement en faveur de l'opposition amandinoise, mais pour qui, ses déboires, «n'ont rien de politique. C'est avant tout une histoire de sécurité pour les gens du quartier et ma famille».
Car pour Laurent Holy, il y a un «vrai problème de sécurité sur la route de Condé», une route départementale en «très mauvais état, mais malgré tout très fréquentée». Située à mi-chemin entre le Pays de Condé et Saint-Amand, cette route se révèle, en effet, idéale pour rejoindre la cité thermale plus rapidement. «Et avec le centre Leclerc, puis le futur développement de GSK, les choses ne vont pas s'arranger, loin de là», souligne Laurent Holy.
Le souci pour ce père de famille, ce n'est pas tant le trafic mais plutôt la vitesse à laquelle circulent les voitures qui passent devant chez lui : «Ici, la vitesse légale c'est 50 km/h. Mais à vrai dire, on en est loin car les gens pensent que la ville de Saint-Amand s'arrête au rond-point de GSK. Ce qui n'est pas le cas». Résultat : «les gens roulent à 90, 100 voire à plus de 100 km/h».
«Il faut être croyant pour venir ici»
Pour Laurent Holy et sa famille, les conséquences au quotidien sont facilement perceptibles. «Quand on sort de chez nous, pour aller chez le voisin par exemple, on rase les murs. Ben oui ! Nous sommes obligés, car les voitures coupent le virage dans lequel notre maison se trouve». Autre chose, les prises de bec avec les automobilistes : «Nous, on respecte la vitesse légale. Nous roulons à 50 km/h mais ça ne plaît pas aux autres automobilistes qui nous doublent. Certains nous doublent même par la droite dans le rond-point de GSK. C'est affolant. Lorsque des amis viennent chez moi, ils me disent : 'il faut être croyant pour venir te rendre visite”. De toute façon, quand on vient chez nous, il faut serrer les jambes !».
Retrouvez l'article complet dans l'Observateur du Valenciennois du 5 février 2010.
Article rédigé par :
Marc-Antoine Barreau