Saint-Amand : «Non» à la fermeture d'une classe à l'école Bracke Desrousseaux

Les parents d'élèves, ici devant l'école Bracke Desrousseaux le mardi 2 février, sont bien décidés à poursuivre le mouvement.
Une classe de l'école primaire est à nouveau menacée. Les parents d'élèves ainsi que la municipalité sont bien décidés à convaincre l'inspection académique de ne pas supprimer un poste d'enseignant.
Le mardi 2 février et malgré une pluie battante, une soixantaine de parents d'élèves de l'école élémentaire Bracke Desrousseaux était dans la rue. Banderole à la main, tous étaient là pour s'opposer au projet de l'inspection académique qui prévoit la suppression d'un poste d'enseignant au sein du groupe scolaire pour la rentrée 2010.
Leur réaction, ainsi que celle du maire Alain Bocquet ne s'est pas faite attendre, puisque le courrier de l'inspection académique ne date que du 18 janvier dernier. «Je proteste vivement contre cette décision» a indiqué Alain Bocquet dans une lettre de retour envoyée à l'inspection académique, «car en cas de suppression de classe, la moyenne sera augmentée à 24 élèves par classe au lieu de 21. Cela n'aura d'effet que de faire baisser la qualité de la pédagogie actuelle».
Le groupe scolaire en question se trouve en zone urbaine sensible (ZUS) et Alain Bocquet considère «qu'une cohérence de moyens est donc nécessaire» pour les élèves et les enseignants de cette école. Ce quartier du Moulin des Loups, là où se trouve l'école Bracke Desrousseaux, étant, qui plus est, «caractérisé par un taux de chômage élevé, de nombreuses personnes non diplômées et un faible potentiel fiscal, 47% de la population n'est pas imposé sur le revenu. Sur le nombre total d'allocataires du RMI amandinois, 49% habitent dans le quartier du Moulin des Loups», rappelle le maire de la commune.
Retrouvez l'article complet dans l'Observateur du Valenciennois du 5 février 2010.
Article rédigé par :
Marc-Antoine Barreau