Dossier du 23/10/2009 à 17:06
«Lever 5h30, coucher vers minuit»
Valenciennes, Paris, Lille... En train ou en voiture, Valérie Létard se déplace beaucoup.
Secrétariat d'Etat, Région, Agglo, Paris, Lille, Valenciennes : un emploi du temps très chargé.

L'Observateur : Secrétaire d'Etat, conseillère régionale Nord Pas-de-Calais, présidente de Valenciennes Métropole, conseillère municipale de Valenciennes... Comment parvenez-vous à mener tant de missions de front ?
Valérie Létard : ça fait des journées très chargées et beaucoup d'heures de travail mais ce sont des fonctions très complémentaires. L'expérience de terrain que j'ai en tant qu'élue locale alimente grandement l'analyse et la réflexion de mes fonctions de secrétaire d'Etat. Je consacre le lundi à l'Agglo, le vendredi à l'Agglo et à la Région, les mardis, mercredi, jeudi au travail parlementaire et ministériel, le samedi aux déplacements territoriaux ou nationaux et le dimanche à ma vie privée. Chaque espace-temps est utilisé au mieux. Comme j'ai une famille et que je veux aussi voir mes enfants, je me lève souvent à 5h30 du matin pour rentrer le soir vers minuit, une heure.
Quand vous êtes à ces postes-là, il faut déployer une énergie considérable. Je n'imaginais pas un seul instant que cela requerrait un tel engagement, alors même que je connaissais le fonctionnement ministériel de l'extérieur.
Pour l'heure, je dois accepter de concilier vie de famille et engagement politique. Si demain, je suis appelée à être présidente de Région, je ne serai plus membre du gouvernement. C'est une évidence. Il y a des mandats qui sont compatibles. Il y en a d'autres qui ne le sont pas.

Comment vous déplacez-vous entre Paris et Valenciennes ?
Tout dépend des horaires. Quand je peux, je prends le train mais il n'y a pas souvent de TGV à 5h30 du matin ou à minuit ! Mais pour les conseils des ministres, chaque mercredi à 10 heures, je dois   prendre ma voiture parce qu'aucun retard n'est possible. Les portes sont closes à 10h01 !

Quelles sont vos relations avec Jean-Louis Borloo, votre ministre de tutelle ?
Elles sont excellentes. Nous nous connaissons depuis le début des années 90 lorsqu'il m'a embauchée pour animer le syndicat intercommunal qui gérait à l'époque la politique de la ville sur les quartiers de Valenciennes, Marly et Anzin. Nous avons donc une totale confiance mutuelle, nous connaissons nos façons respectives de travailler. Jean-Louis Borloo connaît parfaitement mes idées, mes sensibilités, mes valeurs et inversement. Pouvoir travailler ainsi dans une telle confiance et en totale transparence est quelque chose d'assez exceptionnel à ce niveau-là.

Propos recueillis par 
Pierre Chemel 
et Clémence Nayrac

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